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La souffrance est un déséquilibre intérieur qui s'exprime dans notre champ de conscience par un état de mal-être physique et/ou psychique-émotionnel-comportemental. La souffrance est indissociable de l'existence humaine. Plus qu'une simple expérience, c'est le grand messager de l'évolution, un guide d'éveil,


                   c'est le chemin sinueux qui prépare le calme précieux

Que comprendre de la souffrance? 

La souffrance est souvent imagée par la pensée mentale comme un état de détresse physique ou psychiatrique visiblement accentué et justifiable. Cette représentation entraîne souvent une illégitimité, une culpabilité et/ou un déni de sa propre souffrance intérieure. La souffrance n'est pas intellectualisable et ne se justifie pas. La souffrance est un état vibratoire intérieur qui se manifeste dans notre champ de conscience de manières différentes pour chacun. La représentation mentale de sa propre souffrance intérieure, ou de celle des autres, est une interprétation, limitée par ce que le mental peut accepter et conceptualiser dans sa réalité. La souffrance peut être exacerbée ou inhibée. Aussi silencieuse et profondément enfouie qu'elle soit pour certains, avec ou sans objet, la sensation de souffrir est une réalité qui demande d'être accueillie, acceptée, comprise et ramenée à l'état de paix. La souffrance peut comprendre de nombreux éléments conscients et inconscients différents, dont la synergie génère notre état intérieur unique. 

 

Les souffrances physiques ou psychiques sont des cris d'appel de l'être intérieur. L'appel de la reconnexion à soi, de la connaissance de soi, de l'écoute de soi, des ses maux originels, de ses véritables besoins et aspirations. L'appel de la souveraineté, de l'indépendance, de la liberté. L'appel de la guérison profonde des blessures du soi. 

 

A notre époque actuelle, l'humanité fait l'expérience collective de l'éveil - L'élévation vibratoire de la Terre à cette époque particulière, crée un choc avec les basses fréquences sur lesquelles l'humanité s'est développée. Ce mouvement vibratoire stimule les mémoires individuelles et collectives, générant des sensations particulières de mal-être et un besoin de libération, de compréhension et d'apaisement intérieur. La souffrance guide notre regard à s'ouvrir sur notre réalité intérieure et la réalité qui nous entoure. Notre époque invite chacun à se reconnecter à soi, à libérer ses mémoires anciennes, et à élever sa conscience. Le développement individuel de chacun élève la conscience collective et participe à l'évolution et l'alignement de l'humanité sur l'unité et la paix. 

          Les grandes souffrances collectives

 

L'oubli - la perte de sens

En faisant l'expérience de la matérialité sur Terre, l'Âme descend de plans de lumière et d'amour très élevés pour expérimenter l'individualité dans un plan vibratoirement bas, afin d'acquérir des connaissances et des outils pour élever sa propre conscience et participer à l'évolution d'un monde. Chaque Âme a son parcours singulier, ses propres forces, ses faiblesses, ses blessures, ses atouts et ses savoirs, qui lui confèrent une vibration unique, lui permettant de choisir un chemin d'évolution particulier, pour elle-même et pour l'humanité. En choisissant son chemin d'évolution, l'âme choisit ses différentes époques de vies, ses grandes épreuves et ses missions. Le point de vue de l'âme comprend tout un ensemble de vies et d'expériences, qui bout à bout, dessinent un chemin d'expansion qui la nourrit et l'élève pour acquérir et propager la paix, dans une logique de création et d'évolution permanente. En s'incarnant sur Terre, l'âme traverse différents plans qui forment des couches, des voiles, entre un plan vibratoire bas et les plans plus élevés. S'ajoutent ensuite les différents voiles du mental, propres à la vie en société, qui, ensembles, participent progressivement à l'oubli. 

L'oubli n'est pas source de souffrance pour tous, car certains ont choisi de vivre pleinement cette expérience, celle-ci faisant partie intégrante de leur puzzle de vies. En général, ces âmes choisissent un cadre familial plutôt équilibré et vivent peu d'épreuves douloureuses ou traumatisantes, leur permettant d'évoluer à leur rythme, parfois pour accomplir des missions bien particulières, ou bien juste pour expérimenter sans trop de brutalité. Dans ce cas, le plus souvent, l'individu se laisse manipuler et transformer par le système de contrôle, à l'encontre de la nature de l'âme et de la biologie humaine, ce qui le fragilise et ralentit significativement son évolution. Pour certains, il est possible de souffrir de l'incompréhension des inégalités sur Terre, générant des culpabilités conscientes ou inconscientes.

 

Pour beaucoup d'autres, la quête de sens est fondamentale, et l'oubli de sa propre nature, d'où elle vient, et ce qu'elle est venue expérimenter et distribuer au monde, devient un labyrinthe semé de questionnements sincères et profonds, où l'attente, la recherche, l'épuisement et l'impuissance grandissent silencieusement. L'âme appelle ici à se souvenir - Se souvenir qu'il ne s'agit pas d'un corps et un égo manipulé et perdu dans une société superficielle et divisée - Se souvenir qu'il y a un corps, une âme et un esprit unifiés, venu apprendre et distribuer des spécificités dans un monde. 

La perte du pouvoir individuel

L'une des grandes souffrances collectives est d'avoir perdu le pouvoir individuel, la sensibilité intuitive et énergétique, la liberté de faire des choix en toute souveraineté.

Le pouvoir intérieur est une aptitude innée et naturelle à être pleinement souverain de sa propre existence. Le pouvoir intérieur émane de l'essence profonde, de l'intelligence subtile, douée de discernement entre réalité et illusion, entre piège et liberté, entre manipulation et transparence, entre amour et peur. Être en son plein pouvoir, c'est être à l'écoute de soi sans se laisser influencer et dominer par les conditions extérieures, c'est savoir être son propre guide, être aux commandes de sa santé et de son destin, c'est faire des choix sains pour soi, c'est exprimer sa liberté intérieure pour faire sauter les entraves extérieures. 

Chaque individu est propriétaire de son corps-âme-esprit et responsable de son capital énergétique et de son pouvoir créateur dans tous les aspects de la vie.  L'ignorance de cet aspect rend impuissant et dépendant d'un système désaligné de la paix et de la liberté individuelle. Chacun est libre de choisir d'expérimenter la santé, la paix et la liberté de maîtriser son existence en pleine conscience. 

L'essence intérieure est une vibration trop élevée pour interagir dans les basses fréquences de la société. En faisant l'expérience de l'oubli, l'individu développe son égo pour s'adapter à son environnement. Petit à petit, l'égo se dissocie de sa puissance intérieure et subit des conditionnements et des programmations conformes aux attentes du système. L'égo se construit sur le modèle hiérarchique classique imposé par la société. En se suradaptant à ce système, l'individu lègue petit à petit son pouvoir à l'extérieur pour faciliter son intégration. Une fois son pouvoir inconsciemment jeté dans les filets du système, l'individu accepte de se soumettre au contrôle de la matrice, et se laisse influencer par l'énergie de peur (à travers toute sorte de manipulation morale, politique, écologique, médicale...), le rendant vulnérable et contrôlable. L'égo pense être au pouvoir, libre de tout maître, mais ses perceptions, ses choix, ses comportements, son mode de vie, ses relations, sa santé, sont contrôlés et programmés. Au sein d'une société, l'humain apprend à se déresponsabiliser de sa propre existence, de ses états d'être et de son destin. Toute influence familiale, amicale, professionnelle, relationnelle, médicale, et juridique a des conséquences sur soi et ses expériences de vie. 

 "Un oiseau perché sur un arbre n'a jamais peur que la branche casse parce que sa confiance n'est pas dans la branche, mais dans ses propres ailes." - Être en son plein pouvoir, c'est se délier de la peur aliénant aux conditions extérieures, c'est connaître et utiliser ses propres ressources sainement, quels que soient les obstacles et contraintes. 

          Les processus internes incompris

Tout système biologique est parfaitement organisé pour maintenir la vie et l'équilibre. La médecine conventionnelle complexifie significativement la compréhension du fonctionnement humain, car la science actuelle cherche des solutions à tout ce à quoi elle ne sait trouver de cause réelle. Le langage médical est réservé aux professionnels de la santé et maintient l'individu à distance de lui-même et de ses capacités à comprendre son propre fonctionnement. Ce système actuel maintient la population dans l'ignorance, la dépendance et bien souvent, dans la condamnation à subir sans jamais guérir, ou même à mourir. L'humanité s'est habituée à cette hiérarchie médicale et a profondément intégré les croyances d'être dépourvu de tout pouvoir individuel, de ses capacités de compréhension, de ses propres ressources, et à devoir se soumettre aux résultats que seule la science peut apporter. Ceci implique des complications directes pour le patient, car tout ce que la science ne sait pas, développe et ancre de nouvelles croyances limitantes qui n'ont rien d'objectif, car rien ne peut prouver que ce que la science ne sait pas n'existe pas. Par exemple, lorsqu'un trouble médical reste sans traitement curatif, l'interprétation mentale simplifie le trouble comme lui-même incurable. Or, aucune science ne peut justifier la condamnation d'un être vivant. Les professionnels de la santé sont inconsciemment conditionnés par d'innombrables croyances limitantes dues au manque et à l'attente de preuves, qu'ils transmettent directement ou indirectement à la population. 

Dans tout secteur de la vie, le manque de preuves et le peu d'éléments prouvables (par rapport à la complexité du grand tout), développent et entretiennent toutes formes de croyances. Une croyance ancrée est une croyance actée par la conscience du corps. La croyance est un conditionnement interne. Les conditionnements inconscients jouent un rôle prédominant dans chaque processus interne, les mécanismes de pensées, les choix, les comportements. La croyance matérialise notre réalité. 

 

La vie est avant tout un mouvement vibratoire continu. L'exploration vibratoire est probablement infinie, mais il est accessible à tout un chacun d'accéder à une meilleure compréhension de soi, sur les bases que sont: notre essence vibratoire, les mouvements vibratoires émotionnels et les processus mentaux générateurs de souffrances.

L'énergie de peur: une fréquence vibratoire à l'origine des souffrances

L'énergie d'amour est la fréquence vibratoire la plus élevée dans l'univers, il s'agit d'une énergie de vie, à l'origine même de la création. L'âme (notre essence) est un concentré d'énergie d'amour et de lumière qui s'incarne dans la matière. Une forte concentration de cette énergie occupe l'espace sacré du cœur, au centre de la poitrine. L'énergie d'amour au sein de cet espace est infinie, et impulsée dans le corps physique, et dans les différents corps énergétiques qui rayonnent autour du corps physique. L'amour est une information de vie, qui crée l'émotion de joie et l'état d'être de paix. La fréquence vibratoire de l'amour nourrit les cellules et lie tous les systèmes biologiques pour maintenir les processus de régénération et de bonne santé dans l'équilibre. L'énergie d'amour établit la relation saine avec l'extérieur, tant sur les plans matériels et relationnels terrestres que divins. 

En cas de danger, la fréquence de l'énergie d'amour diminue et subit un renversement vibratoire en énergie de peur. La peur est une fréquence vitale et indispensable qui a pour rôle d'alerter tous les systèmes de survie de l'organisme en cas de danger. Sa fréquence crée l'émotion de tristesse, un système de décompression qui permet de relâcher l'hyperactivité biologique et de relancer la circulation des hautes fréquences d'amour lorsque le danger est écarté. La tristesse n'est pas une faiblesse, il s'agit d'un mouvement vibratoire de nettoyage, de rééquilibrage sain et naturel, mais qui nécessite d'être vécu en conscience pour être optimal. La tristesse non-exprimée maintient des fréquences de peur et surcharge les systèmes, ce qui génère la fréquence émotionnelle de colère, et les états d'être d'angoisse et de mal-être. En cas de danger prolongé ou de refoulement émotionnel, l'espace du cœur se réduit pour limiter les blessures au sein de cet espace vital. Les informations émotionnelles négatives maintenues dans la mémoire du cœur diminuent sa fréquence vibratoire. Cette énergie, impulsée dans le corps et à l'extérieur, influence chaque processus physiologique et comportemental pour activer les systèmes de protection et de défense face au danger mémorisé. En mémorisant toutes les informations de notre parcours, l'espace du cœur influence chaque mécanisme conscient et inconscient qui participe à la création de nos expériences. 

Les sentiments: un processus mental de défense qui nourrit la souffrance

L'égo se construit à travers les informations qu'il perçoit de l'environnement. Son rôle est indispensable. Il établit l'interaction avec l'environnement pour faciliter l'adaptation et l'intégration au sein du milieu, sans impacter notre nature profonde, qui n'est autre qu'amour et paix. L'égo a un rôle protecteur des agressions extérieures. L'égo protège et prévient, car il n'a pas les ressources clés pour traiter la souffrance. Son outil de contrôle est le mental, lui-même influencé et conditionné par l'extérieur et par l'énergie vibratoire qui émane du cœur. En cas de blessure émotionnelle, c'est-à -dire, en cas de basculement vibratoire dans l'espace du cœur, la pensée mentale crée des sentiments de défense (jalousie, vengeance, rancœur etc...) qui, par protection,  projettent la cause de la souffrance sur l'extérieur, dans l'illusion de pouvoir s'en éloigner. Ces sentiments créent de nouvelles fréquences qui alimentent à leur tour les émotions et amplifient la blessure originelle.

En parallèle, l'égo choisit ses points d'attache extérieurs pour combler les manques et acquérir de la satisfaction afin de minimiser la souffrance. Ce processus nourrit l'illusion du besoin et la dépendance, privant de la liberté individuelle, et donc, de la joie spontanée d'être libre, indépendant et en paix dans son milieu environnant. La joie et la paix véritables sont indépendantes des ressources extérieures. Ce sont des puissances intérieures qui émanent du cœur, capables de coexister dans l'équilibre avec les facteurs extérieurs et les expériences vécues.

La représentation mentale des faits qui nous touchent directement ou indirectement est alimentée par la notion de jugement, ce que l'on pense bon ou mauvais pour soi-même ou pour les autres. Le jugement est un système de défense fondé sur des règles morales, qui consiste à simplifier une expérience par opposition du bien et du mal, afin de faire un choix pour s'éloigner de son contraire, alors perçu comme une menace. Le jugement, né de la peur, a été créé pour contrôler. Par exemple, la justice juridique consiste à contrôler les actes de violence et limiter le nombre de victimes au sein du système. Il s'agit d'un programme collectif, propre à la vie en société. En introduisant une logique de sanction, le jugement, tel qu'il est conçu par les différents concepts religieux et sociétaux, a profondément ancré dans l'inconscient collectif la séparation entre le "bien" et le "mal", ainsi que leurs conséquences: "récompenses" et "punitions". Ces conditionnements ont façonné l'archétype du bourreau-victime-sauveur, facilitant la représentation mentale et l'anticipation de défense et de protection face aux différentes situations. Cette simplification mentale s'est automatisée, impliquant le jugement spontané pour les êtres, les choses, les expériences et soi-même. Le jugement étant associé à une conséquence ("bonne" ou "mauvaise"), génère l'attente d'une réponse de l'extérieur, dans l'illusion que la réponse clôture le mal-être. Attendre une réponse/conséquence, c'est donner son pouvoir à l'extérieur, à une personne, un groupe, un juge, et le responsabiliser de son état d'être. Un égo conditionné, emprunt de règles morales et de jugements, est esclave, prisonnier et victime des conditions extérieures, de ses schémas de pensées et de sa propre souffrance intérieure. 

Le jugement de soi​

Le jugement envers soi n'implique pas d'élément extérieur sur lequel le mental peut focaliser ses attentes. Sans support, le mental se sent démuni de solution pour fuir et clôturer le mal-être. La culpabilité générée par l'autojugement peut-être si douloureuse et destructrice, que bien souvent, le mental s'arme contre lui-même et amplifie la honte de soi. L'enfouissement peut devenir parfois inévitable pour un individu qui se juge honteux et impardonnable. L'accumulation des culpabilités développe et nourrit une forme d'autohumiliation intérieure, ayant des répercussions très inconfortables dans le corps, les relations et les expériences de vie. 

Lâcher prise le jugement que l'on porte envers soi-même, autrui ou une expérience, permet d'accéder à sa réalité intérieure, son état d'être, tel qu'il est, afin d'intervenir consciemment, avec douceur et sagesse, sur le mouvement vibratoire interne responsable de la sensation de mal-être et de la manifestation mentale qui entretien le conflit.

La pensée positive suffit-elle? 

La pensée positive nourrit la Foi. La Foi n'est pas un concept religieux, c'est une fréquence de haute vibration. La foi est la sagesse du cœur, le savoir divin qui reconnaît la perfection dans l'imperfection, que tout est juste, à sa place, et conforme à notre évolution. La Foi est une vibration qui relie l'être terrestre au divin. Ce canal permet de recevoir les énergies d'amour et de lumière de l'univers, source de force, de courage et de motivation. Contrairement au mental qui interprète et amplifie la souffrance dans un champ de perception rigide et restreint du monde visible, la Foi augmente la fréquence vibratoire et ouvre le champ de conscience sur un ensemble qui donne sens à toute chose, permettant d'accéder à une réceptivité croissante d'informations du champ subtil.

La pensée positive enclenche un processus énergétique favorable à la guérison, mais il s'agit d'une éducation mentale, une logique cognitive, limitée par le champ de conscience mentale. Les processus mentaux sont influencés, conditionnés et programmés par des facteurs environnementaux et par l'information énergétique de notre propre histoire qui circule dans tous nos systèmes corporels. Rester positif lorsque l'on se sent mal est un réel effort et peut vite devenir une lutte contre soi-même sans libération des blessures profondes. La guérison et la puissance créatrice sont le fruit de la cohérence entre les différents niveaux de consciences cœur-corps-mental. Par exemple, si la pensée mentale prend la décision de pardonner, il est essentiel de procéder à une libération émotionnelle du cœur pour aligner la conscience du cœur et la conscience mentale sur le même choix, afin de reprogrammer chaque processus sur une vibration de paix. 

 

Lors d'une épreuve particulièrement douloureuse, la pensée positive ne consiste pas à qualifier positivement l'expérience, ceci reste un mécanisme du jugement. Le jugement étant fondé sur des règles morales conscientes et inconscientes, ceci n'aurait aucune logique cognitive, et désalignerait des principes fondamentaux avec lesquels nous nous sommes construits. Aussi, ce mécanisme peut créer l'imaginaire le plus confortable à concevoir, ce qui mène souvent à un déni de la réalité de l'expérience vécue et de la souffrance intérieure. L'idée n'est pas d'inverser sa représentation mentale d'une expérience, mais de s'ouvrir à la Foi, pour accepter son épreuve, apprendre à s'exprimer émotionnellement, et adopter une posture de compréhension neutre, sage et saine de l'expérience vécue et de la manière de la traverser. 

Une expérience vécue sans jugement devient un mouvement qui permet d'expérimenter pleinement les aspects de la vie, d'observer, de ressentir, de s'exprimer, d'apprendre et d'évoluer. Toute expérience est un enseignement à saisir. Toute épreuve est une ouverture sur soi, sur le chemin de la sagesse intérieure, sur la conscience en sommeil, celle qui sait, comprend, et voit au delà de la peur et de la perception restreinte de la souffrance ressentie. 

La non-acceptation de la réalité

La réalité est un mouvement naturel en constante évolution. La réalité est indépendante de toute représentation mentale. La réalité est filtrée par les différents systèmes de croyances et de protection face à la souffrance. Il est ainsi complexe de définir ce que chacun restructure en fonction de ce qu'il lui est possible d'accepter dans son champ de perception mentale.

La résistance mentale à la réalité est une grande source de souffrance, car celle-ci nécessite une suradaptation à des circonstances qui peuvent être évitées, à des émotions qui peuvent être libérées, à des choix qui sont influencés, etc... La réalité, qu'elle soit inconsciemment évitée, ou consciemment rejetée, ralentit significativement l'évolution et les processus naturels d'équilibre, d'éveil et de paix.                        

 

 

L'impermanence

L'impermanence est le mouvement naturel de toutes choses. L'impermanence est une réalité incontrôlable qui fait partie de l'expérience de la vie. D'une manière générale, l'impermanence est déstabilisante pour l'ego qui, lui, a besoin de structures solides et immuables pour s'identifier, se repérer, anticiper et contrôler. Le mouvement demande de la flexibilité, de l'adaptation, de la créativité, de l'intuition, de la foi. 

Les mouvements naturels liés aux pertes, aux deuils, aux séparations, aux changements imprévus et radicaux, impliquent, en plus du manque de repères, un déchirement émotionnel brutal et douloureux. Lors de grandes épreuves, les chocs vibratoires dans l'espace du cœur génèrent une insécurité spontanée et une douleur diffuse dans tous les aspects de l'Être. Par protection, l'espace du cœur se referme pour limiter les blessures lors de cette période de vulnérabilité. Ceci abaisse et ralentit la circulation de l'énergie dans le corps, dont le cerveau. La fonction mentale, qui ne sait réagir aux chocs émotionnels brutaux, bloque l'accès à la réalité de l'expérience quand celle-ci n'est pas concevable, d'où la difficulté à réaliser une épreuve inattendue et douloureuse. Réaliser la réalité d'une expérience demande de débloquer l'espace du cœur pour remettre en mouvement les processus d'équilibre naturels, que sont la libération émotionnelle et la circulation d'énergie d'amour. Cet apaisement est indispensable à la clarté et l'acceptation mentale, car le mental lutte avant tout contre l'émotion, qui est l'actrice principale du désordre intérieur. 

 

Deux dynamiques de l'attachement de natures différentes maintiennent une résistance à l'impermanence:

L'attachement par amour: l'amour est l'énergie qui lie toutes choses entre elles. Toute relation est dynamisée par un mouvement d'amour. Les liens tissés par le cœur sont des attachements énergétiques puissants. Lors d'une perte, nous focalisons notre énergie pour maintenir la vie (d'une personne, d'un lien ou d'un mouvement). Cette énergie, dirigée vers la fin ou la mort de qqn ou de qq chose, s'éloigne du corps physique et crée un déchirement dans le cœur. L'acceptation véritable est possible uniquement lorsque toute notre énergie revient pleinement dans notre corps, dans le temps présent. 

 

L'attachement de l'égo: l'ego est en sécurité lorsqu'il se sent pleinement intégré dans son milieu. Les processus d'intégration passent par l'identification à travers certains aspects relationnels, professionnels et matériels. Ces liens d'attachements sécurisent l'ego et ont une fonction importante pour l'épanouissement du rôle qu'il incarne. Pour l'ego, perdre une figure d'attachement, c'est comme perdre un pilier de son identité et de sa sécurité. 

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